accident Au cours de sa garde à vue, «quelques grammes de drogue» de synthèse ont été découverts dans le sac de Rima Hassan. Selon une source policière à CNEWS, les enquêteurs auraient retrouvé dans le sac de l'eurodéputée 1g de CBD et 1,9 g de cathinone, molécule qui sert à fabriquer les drogues de synthèse dont les plus connues sont la 3-MMC et la 3-CMC. 3-MMC c'est un nom qui avait déjà été prononcé dans l'affaire Palmade car c'est celle qu'aurait utilisé l'humoriste avant le drame, lors de ses soirées.
Alors quelle est cette drogue nouvelle et quels sont ses effets ?
La 3-MMC, ou 3-méthylméthcathinone, est une drogue de synthèse appartenant à la famille des cathinones, proches des amphétamines. Elle est apparue au début des années 2010, dans le sillage des « nouvelles substances psychoactives » conçues pour contourner les lois sur les stupéfiants. Son origine est essentiellement chimique, produite en laboratoire, souvent en Asie ou en Europe de l’Est.
Elle est aujourd’hui largement diffusée en Europe, notamment en France, aux Pays-Bas et en Espagne. La 3-MMC se présente généralement sous forme de poudre blanche ou de cristaux. Elle peut être consommée par voie orale, sniffée, ou parfois injectée. Ses effets sont stimulants et euphorisants, proches de ceux de la cocaïne ou de la MDMA. Elle provoque une sensation d’énergie, de désinhibition et d’euphorie intense.
Certains consommateurs l’utilisent aussi pour renforcer les sensations sexuelles, notamment dans des contextes festifs ou privés. Elle est particulièrement répandue dans certains milieux festifs, comme les clubs, soirées électro ou afters. On observe également son usage dans des pratiques sexuelles à risque, notamment le « chemsex ».
Le produit est apprécié pour son prix relativement bas et sa disponibilité sur internet ou via des réseaux parallèles. Mais son usage comporte de nombreux dangers.
Elle peut entraîner une forte dépendance psychologique. Les effets secondaires incluent anxiété, paranoïa, troubles cardiaques et épuisement.
Des cas d’overdoses et de décès ont été signalés. Sa composition est souvent incertaine, augmentant les risques pour la santé. En France, la 3-MMC est classée comme stupéfiant depuis 2021.
Malgré cette interdiction, sa circulation reste active sur le marché noir. Les autorités sanitaires alertent sur sa banalisation et ses effets potentiellement graves.
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