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Le bouleversant témoignage de Charles Biétry atteint de la maladie Charcot, hier soir sur France 2 : "Je vais mourir ça c'est sûr. Mais je ne veux pas mal mourir. Agoniser sur un lit d'hôpital, inerte, sans réaction..." - Vidéo

Ayant perdu la voix à cause de la maladie de Charcot, le célèbre journaliste sportif Charles  Biétry a pu donner une interview, hier soir à Laurent Delahousse grâce à une intelligence artificielle. En effet, la maladie progresse, il dit lui même quasiment ne plus pouvoir marcher et surtout il ne peut plus parler, il ne peut plus s'exprimer avec la sa propre voix. Ainsi il doit taper ses réponses qui sont ensuite lues par une voix artificielle qui recrée la sienne..

Charles Biétry est apparu sur France 2 fataliste sur son avenir, même si il garde espoir pour les autres: "Les chercheurs vont trouver un remède. Ils vont trouver j'en suis sur. Ce sera trop tard pour moi, mais ils vont trouver."

Quant à la maladie, elle progresse lentement mais pas "très lentement" selon sa propre expression:

"Tant que les poumons résistent, je suis toujours dans le match. Je suis toujours vivant. Mais il y a des limites. Ouvrir la cage thoracique pour installer un appareil qui te permettra d'étouffer moins vite, c'est sans moi. 

C'est un combat et je n'aime pas perdre. Je vends cher ma peau .Je vais mourir ça c'est sûr. Mais je ne veux pas mal mourir. Agoniser sur un lit d'hôpital, inerte, sans réactions, sans espoirs, réagissant à peine à la douleur, tandis que ma femme et mes enfants pleurent dans le couloir ? Attendre un dernier souffle libérateur qui peut mettre des semaines à venir ?

C'est non, non, non, je veux garder jusqu'au bout ma liberté et ma dignité

Mourir en Suisse, assisté médicalement pour la fin de vie que je choisirais, est apparu très vite comme une évidence.

Avec l'accord de ma famille, je me suis inscrit en regrettant de ne pas avoir les mêmes facilités en France. Et puis le temps a passé, et un jour je me suis imaginé le voyage en Suisse.

À l'aller, Monique mon épouse, François et Juliette mes enfants, et moi. Au retour, Monique, François, Juliette et une urne funéraire.

Et j'ai eu peur, le vote de la loi éviterait une telle détresse et concernerait aussi tous ceux qui n'ont pas les moyens de s'évader en Suisse ou en Belgique", 

Interdit en France, le suicide assisté est possible dans d'autres pays comme la Suisse. C'est là bas que Charles Biétry a déjà pris ses dispositions comme il avait indiqué à L'Equipe en 2023. "On a tout organisé avec ma femme et mes enfants. Je ne veux pas être branché sur une machine pour respirer alors qu'il n'y a plus rien, plus d'avenir. Je ne veux pas souffrir et surtout faire souffrir ma famille", avait-il déclaré.

 

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Vos réactions

Portrait de MajorF
15/juin/2026 - 16h26 - depuis l'application mobile

Tout a fait fait d’accord avec micpec ! Encore une fois c’est à 2 vitesses il n’y a que les gens qui auront les moyens de se rendre dans un de nos pays voisins pour une mort consentie ; il faut savoir que ça coule assez cher à un français moyen pour y accéder. En quoi cette loi dérange t elle ? Les hollandais ont mis des garde fous afin qu’il n’y ait pas d’abus ; pourquoi la France est toujours la dernière ?

Portrait de micpec
15/juin/2026 - 09h44

Il est indispensable que la loi sur la fin de vie soit adoptée, car les conservateurs et coincés de toutes sortent qui en ont les moyens financiers, iront courir dans les pays où ça existe pour ne pas souffrir, et ceux qui préfèreront souffrir ce sera leur choix.

Cette loi n'enlèvera rien à personne, mais laissera l'opportunité d'avoir une mort choisie sans finir d'en horribles tortures physiques et mentales.