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Le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale accuse le ministre de l'Intérieur "d'avoir menti" après les violences lors de la victoire du PSG - VIDEO

Depuis les violences qui ont éclaté le week-end dernier, la tension est palpable, et les déclarations du ministre de l'Intérieur ont déclenché la colère de nombreux policiers.

C'est notamment le cas de Fabien Vanhemelryck, secrétaire général Alliance Police Nationale, qui n'a pas caché son agacement sur RTL accusant même Laurent Nuñez d'"avoir menti".

Au micro de Thomas Sotto, il regrette: "A chaque grand événement, on se retrouve dans une situation de plus en plus difficile où on est proche du chaos et de l'insurrection."

Et de poursuivre: "On est presque dedans, encore faut-il qu'on se relève un jour et qu'on s'y mette."

Avant de s'en prendre à Laurent Nuñez: "Aujourd'hui il y a un déni de réalité, notamment du ministre de l'Intérieur, avec les premiers propos qu'il a tenus à l'époque, dès le début en disant que ça a globalement fonctionné, excusez-moi, il se fout de la gueule du monde."

"Quand il dit que c'était maîtrisé, il ne peut pas dire ça, il n'a pas le droit. Et quand il dit que les débordements étaient contenus, il n'a pas le droit.", a-t-il fustigé.

Avant d'ajouter: "Et quatre jours après, à l'Assemblée nationale, il parle d'émeute." 

"Il y a une guerre des chiffres, il y a une guerre politique, parce que bientôt il y a des échéances importantes. Mais nous, on est dans un constat de citoyens et de citoyens policiers.

La situation est gravissime. On se retrouve dans une situation qu'on n'arrive plus à gérer."

Fabien Vanhemelryck poursuit alors: "Vous avez 890 interpellations et vous avez quand même 233 policiers blessés, pour un match du PSG où tout le monde aurait dû faire la fête et tout le monde aurait dû profiter de la victoire.".

"Laurent Nunez, avec tout le respect qu'on doit au ministre, je pense que c'est soit un problème idéologique, où il a un déni, c'est-à-dire qu'il n'ose pas dire les choses de peur que

peut-être ça prenne une proportion différente à ce qu'elle prend aujourd'hui. Mais le fait de mentir, parce que c'est un peu le terme... il a menti, quand on dit que "ça a été contenu", on ne peut pas dire que ça a été contenu, avec 233 policiers blessés et 890 interpellations. Donc oui, il a menti, et au bout de 4 jours, il s'est dit, "Bon, je vais arrêter de mentir, parce que le problème, c'est que ça ne fonctionne pas et je dois un petit peu de transparence aux Français." Parce que le Français, il a vu, comme vous et moi, à la télé tout ce qui se passait, et on a vu les exactions des uns et des autres.".

Et d'ajouter: "Moi, je pense qu'il devrait revoir un petit peu sa vision des choses, et peut-être idéologiquement s'imprégner de ce qui se passe réellement, parce qu'il connaît, et donc il a deux discours, monsieur le ministre, c'est-à-dire qu'il connaît la situation, il la connaît par cœur, c'est un flic, quasiment, il a toujours été dans la police, il s'est toujours inspiré des policiers, il a été à la DGSI, il a été préfet de police de Paris, donc il connaît la délinquance, il connaît la situation, il connaît l'évolution de la situation. Donc là, il faut qu'il arrête de faire son politique, il faut qu'il défendre les Français, il faut qu'il défendre les policiers et les citoyens, il faut qu'il assure la sécurité des personnes et des citoyens, et là, aujourd'hui, il le fait mal."

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