Arcom Le ministère de la Justice et le ministère de l'Intérieur annoncent à l'AFP ne plus travailler avec l'émission "Appels à témoins" de M6 depuis l’automne 2021. A son lancement en juin 2021, le programme était en effet réalisé en partenariat avec les ministères de l'Intérieur et de la Justice.
Sollicité par l'AFP, ce dernier a indiqué que "le ministère de la Justice et le ministère de l'Intérieur ne collaborent plus avec l'émission depuis l’automne 2021".
Les deux ministères ne précisent pas à l'agence de presse pour quelle raison, ils ont cessé cette collaboration qui n'aura duré que quelques mois et qui était un gage de sérieux et de suivi pour cette émission.
Mardi vers 23H00, un homme se présentant comme "le père Marc" a appelé l'émission en affirmant faire partie d'un monastère à Plavilla dans l'Aude.
Il a assuré avoir confessé en 2022 Xavier Dupont de Ligonnès, recherché depuis 2011 pour le quintuple assassinat de sa famille dans l'une des affaires criminelles les plus retentissantes de ces dernières années en France.
"Cette séquence est (...) gravement mensongère au regard de la qualité de l'information due aux téléspectateurs", a tonné mercredi l'évêque de Carcassonne et Narbonne, Bruno Valentin, dans un courrier de saisine de l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, consulté par l'AFP.
Le témoin de M6 assurait rompre le secret de la confession avec l'accord du prélat, ce que celui-ci a vigoureusement démenti, en jugeant la séquence "gravement diffamatoire".
"Personne ne m'a jamais contacté pour évoquer cette affaire: ni ce prétendu témoin dont j'ignore tout, à commencer par la véracité de la qualité sacerdotale dont il se prévaut, ni M6 pour vérifier ces propos avant de lui donner la parole", a poursuivi l'homme d'église dans son courrier, après avoir dénoncé une "séquence trompeuse" sur le réseau social X.
"J'assume", a pour sa part déclaré le présentateur d'"Appel à témoins", Julien Courbet, dans son autre émission, "Ca peut vous arriver".
L'animateur a fait valoir qu'"Appel à témoins", qui recueille des témoignages téléphoniques pour relancer des affaires policières non élucidées, comportait, de par son principe même, le "risque de se faire rouler": "Hier, on l'a pris et ça nous est revenu dans la gueule".
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