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La haute-commissaire à l'Enfance Sarah el Haïry saisit la justice concernant deux sites Internet, au lendemain de l'ouverture d'une enquête sur Cocoland, accusé d'avoir facilité la commission d'agressions sexuelles

La haute-commissaire à l'Enfance Sarah el Haïry a indiqué avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et le garçon.net au lendemain de l'annonce de l'ouverture d'une enquête sur Cocoland, une plateforme accusée d'avoir facilité la commission d'agressions sexuelles.

Pour ces deux sites, "j'ai engagé, comme pour Cocoland, une saisine du procureur de la République, une saisine Pharos (la plateforme gouvernementale de signalement des contenus illicites-ndlr) et une saisine Arcom (le gendarme du numérique-ndlr)", a-t-elle déclaré sur RMC. Ce sont "des sites qui aujourd'hui mettent en contact des pédocriminels, où "il n'y a pas de vérification d'âge", où "il y a des messages à caractère sexuel et qui sont transmis aux utilisateurs".

"Les enfants et des mineurs sont accostés par des prédateurs, il faut mettre fin à ces zones grises", a-t-elle ajouté, précisant qu'un troisième site, Chatiw, était également dans son viseur. Ces déclarations surviennent au lendemain de l'annonce par le parquet de Paris de l'ouverture d'une enquête sur la réapparition, sous le nom de Cocoland, du site internet Coco.

Immatriculé à l'étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l'enfance et mis en cause dans des guet-apens homophobes et dans l'affaire des viols de Mazan, Coco avait été fermé par la justice en juin 2024.

Son fondateur, l'Italien Isaac Steidl, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d'images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations. Pour Sarah el Haïry, "il faut engager la responsabilité de tout le monde".

"Il faut aller chercher les hommes qui, aujourd'hui, envoient ces images, il faut aller engager la responsabilité de l'hébergeur et de l'éditeur, celui qui accepte qu'il n'y ait aucun contrôle d'âge", a-t-elle ajouté.

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