le magazine de la santé En 2017, le cinéma français offre une rencontre rare et presque intime : Nathalie Baye et sa fille Laura Smet se retrouvent pour la première fois réunies à l’écran dans Les Gardiennes, sous la direction du réalisateur Xavier Beauvois. Dans ce film situé pendant la Première Guerre mondiale, les deux femmes incarnent une mère et sa fille dans une ferme isolée, contraintes de remplacer les hommes partis au front.
Une mise en abyme troublante, où la fiction rejoint la réalité, renforçant l’émotion et la justesse des relations à l’écran. Nathalie Baye y livre une performance tout en retenue, dans le rôle d’une femme dure, autoritaire, façonnée par le travail et les épreuves.
Face à elle, Laura Smet apporte une fragilité plus moderne, presque à fleur de peau. Leur confrontation, parfois silencieuse, donne au film une intensité particulière. Leur lien réel nourrit chaque scène : regards, tensions, gestes du quotidien… Rien ne semble joué, tout paraît vécu.
Cette alchimie naturelle devient l’un des atouts majeurs du film, salué pour son authenticité. Mais au-delà de la curiosité médiatique, ce duo mère-fille s’inscrit dans une véritable démarche artistique.
Xavier Beauvois capte avec précision la transmission, le poids des générations et la place des femmes dans une époque marquée par l’absence des hommes.
Ce face-à-face entre deux actrices issues de la même lignée, mais aux parcours différents, donne naissance à un moment de cinéma rare. Une rencontre sobre, sans effet, à l’image de Nathalie Baye, et habitée, comme l’est souvent Laura Smet.
Avec Les Gardiennes, mère et fille signent une collaboration aussi évidente qu’émouvante, laissant une empreinte discrète mais forte dans le paysage du cinéma français.
Vos réactions
une désillusionnée de Johnny ! Elle en a eu des malheurs avec les hommes ! RIP
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?