Sarah Saldmann Le chef Merouan Bounekraf est visé par de nouvelles accusations de la part d'ex-salariés, rapporte le Nouvel Obs, qui évoque des faits de harcèlement moral, gestes qualifiables d’agressions sexuelles et de management toxique. Et de rappeler qu'une plainte pour "harcèlement moral" avait déjà été déposée.
De son côté, le candidat de Top Chef sur M6 en 2019 nie les accusations portées à son encontre.
Nos confrères ont recueilli le témoignage d'un ancien salarié de sa boulangerie-pâtisserie. Ce dernier accuse le chef de comportements abusifs, comme un jour où lui aurait ordonné "de nettoyer des crottes de souris dans son bureau". Mais l'employé refusant de le faire, Merouan Bounekraf lui aurait lancé : "Quand je te dis de faire quelque chose, tu fermes ta gueule et tu le fais."
"Je me suis senti comme une merde", confie le jeune homme à nos confrères. Avant d'indiquer avoir déposé plainte fin 2025 pour "harcèlement moral".
Et de rapporter une dispute qui aurait éclaté entre eux à son retour d'un arrêt de travail: "Le chef m’a pris à part et m’a dit que j’étais un incapable", avant de lui "crier dessus".
Avant d'affirmer que le chef "s’approchait sans cesse de moi comme pour faire un tête contre tête […] je le repoussais toujours calmement avec ma main"., indiquant avoir filmé cette scène.
Le Nouvel Obs, qui a visionné cette séquence, rapporte y entendre le chef crier "Sors de chez moi […] espèce de trou du cul de drogué de merde, avec tes dents de drogué […] Tu pues la sueur et tu pues de la gueule, même les clients s’en sont plaints".
Auprès de nos confrères, Merouan Bounekraf se dit "dans l’incapacité de pouvoir répondre aux affirmations" de l'ancien salarié. Avant de préciser ne pas avoir connaissance de la plainte et ne pas avoir été "convoqué ni par les services de police, ni par ceux de la justice".
Le Nouvel Obs rapporte les témoignages de dix autres anciens salariés qualifiant le management de Merouan Bounekraf de "toxique", et affirment qu'il les aurait menacé de ternir leur réputation s’ils démissionnaient. "C’était compliqué d’en parler autour, car il a de l’influence, confie l’un d’entre eux.
Certains dénoncent également, dans la pâtisserie, plusieurs produits aux noms à connotation sexuelle explicite comme "Tarte fine comme ta teub" ou "Madeleine de proustituée", dénonçant un climat désagréable et compliqué.
"Quand il me demandait d’aller chercher les gâteaux appelés "Moules bites", j’étais très mal à l’aise", explique une ancienne vendeuse. Et une autre d'ajouter: "Tout était porté sur le sexe, c’était dégradant pour les femmes",
D'autres salariées accusent le chef de comportements déplacés, comme des ’"olives", qui est un geste qualifiable d’agression sexuelle, consistant à enfoncer par surprise un doigt dans les fesses, à travers les vêtements.
Une ex-employée affirme également: "Quand il descendait au labo, il pouvait gueuler : "J’ai envie de bouffer une chatte“ (…), il racontait que les femmes trouvaient que son sperme avait un goût de truffe (…), il me demandait si je couchais".
Auprès du Nouvel Obs, Merouan Bounekraf réfute "tout climat de harcèlement, et d’autant plus de harcèlement sexuel".
Et d'affirmer que les témoignages au sujet d’"olives" sont "faux et extrêmement grave".
Avant d'admettre toutefois être en "parfaitement conscience du caractère clivant de (sa) personnalité, ainsi que de (son) humour (…) qui n’est jamais dégradant pour qui que ce soit".
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?