Nastassja Kinski Des parlementaires mandatés pour faire un "premier bilan" de la crise de la dermatose bovine recommandent d'anticiper la "revaccination" pour éviter le retour de la maladie cet été, mais aussi de débloquer des moyens pour mieux anticiper les crises sanitaires.
Après avoir auditionné "141 acteurs du monde agricole et experts du sanitaire animal" depuis la mi-novembre, quatre parlementaires de la commission des affaires économiques du Sénat ont rendu leurs conclusions mercredi, "première étape d'un indispensable retour d'expérience à froid", selon un résumé du rapport.
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est arrivée en France en juin, en Savoie, mais c'est après son arrivée dans le Sud-Ouest à l'automne que la colère de certains agriculteurs a explosé face à la gestion de la crise par le gouvernement.
Les parlementaires (LR, Union centriste, PCF, PS) affirment qu'il existe un "consensus scientifique" et "transpartisan" sur l'efficacité du protocole sanitaire, qui allie l'abattage total des foyers dès qu'un cas est recensé dans le troupeau, la vaccination dans les zones à proximité et l'interdiction des mouvements d'animaux.
Ils soulignent toutefois une communication de l’État" parfois insuffisante ou inadaptée", qui a conduit à "une prolifération de fausses informations", et appellent à dépêcher systématiquement un expert scientifique aux réunions publiques d'information.
Cette stratégie a coûté 42 millions d'euros à l’État, arrêtés au 9 décembre, dont 21,3 millions de frais vétérinaire, 15 millions pour l'abattage, 3,1 millions pour les vaccins, en plus du fonds de 22 millions débloqués pour aider les éleveurs.
Ces plus de 64 millions n'incluent pas la deuxième campagne de vaccination qui a eu lieu en décembre dans le Sud-Ouest et qui a permis de vacciner au pas de course près de 700.00 bovins depuis la mi-décembre, ni l'abattage de neuf foyers détectés après le 9 décembre sur un total de 117 depuis juin.
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