kanye west Malgré les polémiques après des propos à la gloire d'Hitler, le rappeur américain Kanye West a attiré samedi plus de 40.000 personnes lors d'un concert aux Pays-Bas. Sur place, de nombreux fans ont indiqué vouloir séparer l'art de l'artiste.
Rappelons que Kanye West avait déclenché une vive polémique après des propos glorifiant le dirigeant nazi Adolf Hitler, ainsi qu'une chanson Heil Hitler l'an passé et la mise en vente de tee-shirts siglés d'une croix gammée sur son site web .
Le rappeur avait ensuite tenté de prendre ses distances après ses paroles, les attribuant au trouble bipolaire dont il souffre.
En marge de la salle de concert était organisée une manifestation organisée par l'organisation juive CIDI (Centre d'information et de documentation Israël). «Je sais que ses fans viennent probablement pour la musique, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la haine des juifs qu'il a largement répandue par le passé», a déclaré Naomi Mestrum, directrice du CIDI.
L'organisation a demandé en vain l'annulation du concert de samedi et de celui prévu lundi auprès d'un tribunal d'Amsterdam. Les juges ont en effet estimé que les concerts ne constituaient pas une menace à l'ordre publique. « Nous ne sommes pas satisfaits du fait qu'il se voie offrir une scène aussi immense ici aux Pays-Bas, alors que d'autres pays autour de nous ont tracé une ligne morale et l'ont rejeté. Les Pays-Bas se sont montrés un peu plus lâches », a poursuivi Naomi Mestrum.
Le maire de la ville d'Arnhem, Ahmed Marcouch, a quant à lui accordé un permis pour que les concerts puissent se tenir, tout en dénonçant des "déclarations répréhensibles". Le ministre de l'Asile et de la Migration, Bart van den Brink, a quant à lui fait valoir qu'il n'existait aucun fondement juridique pour interdire à Ye l'accès aux Pays-Bas.
Le comportement passé du rappeur a néanmoins constitué une raison valable pour faire interdire ses concerts au Royaume-Uni, en France, en Pologne et en Italie.
Fabio Garrido, membre de l'équipe de l'organisation de la tournée de Ye en mars, explique qu'ilil a été plus facile de trouver des financements pour des concerts en dehors de l'espace Schengen.
"J'ai l'impression que ce concert (aux Pays-Bas) va servir de tremplin pour faire comprendre aux autres pays européens à quel moment il faut assumer les conséquences de ses actes, quand un “désolé” suffit, et quand ce n'est pas le cas", explique-t-il.
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