

La Cour d'appel de Niamey statuera le 19 août sur la remise en liberté provisoire décrétée fin juin par le juge d'instruction en faveur du correspondant de RFI Moussa Kaka incarcéré depuis dix mois pour des liens présumés avec les rebelles touareg, selon ses avocats.
Moussa Coulibaly et William Bourdon, deux des trois avocats du journaliste, ont plaidé mardi devant cette cour à la suite de l'appel du procureur de la République contre l'ordonnance de remise en liberté provisoire décrétée le 23 juin par le doyen des juges d'instruction en charge du dossier.
Le même juge avait également signé le 23 juillet une ordonnance de non-lieu, mais le parquet a fait appel des deux ordonnances.
"Il y a un juge qui dit que M. Kaka n'a rien fait et pourtant il reste en prison", a déploré Me Coulibaly dans sa plaidoirie. Pour Reporters sans frontières (RSF) "l'acharnement de l'Etat nigérien à maintenir Moussa Kaka en détention malgré le non-lieu est navrant". "Après dix mois d'incarcération injustifiés, il est temps que cette attitude cesse et que le journaliste retrouve les siens au plus vite", avait poursuivi RSF.
Ecroué depuis le 26 septembre 2007, Moussa Kaka est accusé de "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg. Il est passible de la prison à vie.
Niamey a toujours affirmé que Moussa Kaka, également correspondant de Reporters sans frontière (RSF), et directeur de la radio Saraounia de Niamey, n'a pas été arrêté en raison de ses activités journalistiques.
(c) AFP

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